Handicap auditif : la culture sourde
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Avertissement : la version originale de ce document est Auditory disabilities : Deaf Culture. Cette traduction en français a été réalisée par Ideose dans le cadre d’un accord entre WebAIM et Ideose.
Note : consulter la page Documents sur l’accessibilité du Web pour obtenir la liste de tous les documents déjà traduits. D’autres ressources sur l’accessibilité du Web sont également listées dans le Portail du numérique accessible.
Sommaire
- Page 1: Introduction
- Page 2: Les catégories de handicap auditif
- Vous êtes sur la Page 3 : La culture sourde
La surdité en tant que culture
La surdité est plus qu’un diagnostic médical. Les personnes qui sont sourdes ne sont pas simplement des personnes avec des « oreilles malades ». Elles appartiennent à une communauté, à une culture. En ce sens, la surdité est unique parmi les types de déficience. Le sentiment d’appartenance à une culture est plus fort chez ceux dont la langue des signes est la langue maternelle. C’est ce lien linguistique, peut-être plus que d’autres facteurs, qui lie la communauté. À de nombreux égards, le caractère social de la culture sourde peut être comparé à celui de la culture Afro-Américaine. Tout comme le fort sentiment de fierté chez les Afro-Américains pour leur histoire passée et présente, il y a un sentiment de fierté chez les sourds qui aiment valoriser leur statut de minorité linguistique et culturelle. La surdité est bien plus qu’un phénomène physiologique. Il s’agit d’un mode de vie. Au cours des dernières décennies, la langue des signes a joué un rôle central dans l’unification culturelle de la communauté des sourds.
Les langues des signes et la lecture sur les lèvres
Il y a, cependant, des personnes sourdes qui n’ont pas recours à la langue des signes. Ces personnes ont généralement été élevées dans la tradition orale, ce qui signifie qu’elles ont appris à vocaliser, et à « lire sur les lèvres » des autres. Cette situation était plus courante dans la majeure partie du 20ième siècle. Il a fallu attendre les années 1970 pour que les éducateurs commencent à sérieusement remettre en question cette approche, et à encourager l’utilisation de la langue des signes comme principal moyen de communication. La langue des signes elle-même n’était pas reconnue comme une langue, y compris par un grand nombre de personnes atteintes de surdité qui pourtant l’utilisaient. La langue des signes était souvent considérée comme un système de gestes qui ne permettait pas d’avoir toutes les fonctionnalités d’une véritable langue. Des études plus récentes ont confirmé que non seulement la langue des signes a la syntaxe et la grammaire d’une véritable langue, mais en plus elle active le même processus neuronal et les mêmes activités du cerveau que toutes les autres langues.
Le résultat de ces études a suscité une vive controverse entre les partisans de la tradition orale et ceux de la langue des signes comme seule langue. Les partisans de la tradition orale cherchent à encourager les personnes sourdes à faire partie de la société. L’hypothèse est que les personnes sourdes seront mieux intégrées et plus accessibles aux personnes qui ne sont pas sourdes, si les sourds peuvent converser de manière « normale » avec eux. Dans une certaine mesure, cela est vrai mais le plus gros inconvénient de cette approche est que la lecture labiale n’est pas une méthode exacte. Ceux qui lisent sur les lèvres sont en mesure de comprendre de manière fiable 40 à 60% de ce que disent les autres, et doivent compenser les blancs du reste de la conversation, même après des années de formation et de pratique.
Quand des développeurs veulent rendre accessible pour la première fois un contenu Web audio aux sourds, certains pensent que la meilleure méthode serait de faire une version en langue des signes du contenu audio. Il y a quelques problèmes avec cette approche :
Important
- Il y a des personnes sourdes qui ne signent pas.
- Les vidéos sur le Web ne sont pas toujours affichées de manière assez grande ou ne sont pas suffisamment claires pour que la langue des signes soit compréhensible.
- Toutes les personnes sourdes qui signent n’utilisent pas la même langue des signes.
Le dernier point est peut-être une information que vous connaissez déjà. En fait, il y a au moins autant de langues des signes qu’il y a de langues parlées. Aux États-Unis par exemple, la langue des signes la plus utilisée est la langue des signes américaine, ou l’ASL. En Grande-Bretagne, la British Sign Language (ou BSL) est la langue la plus courante. En Australie, l’Australian Sign Language (ou Auslan) est la langue la plus courante. L’anglais signé est une autre variante, mais cette langue est moins une langue unifiée qu’une traduction de l’anglais parlé dans un système de signes.
Quand on regarde en France, en Suède, en Amérique du Sud et en Asie, les différences sont encore plus prononcées. Les langues des signes asiatiques n’ont presque rien en commun avec la langue des signes américaine ou européenne. Il n’y a pas de racine linguistique commune. Il y a eu quelques tentatives de créer une version internationale de la langue des signes, connue sous le nom de Gestuno, mais cette langue est bien moins riche que les langues des signes naturelles à travers le monde et elle est utilisée de manière limitée.
Maintenant, le fait qu’il y a beaucoup de langues des signes différentes dans le monde ne crée pas vraiment une barrière. C’est davantage le fait qu’il y a de grandes différences entre les langues des signes de ceux qui peuvent lire la même langue (l’anglais par exemple) qui pose un vrai problème d’accessibilité. Le point commun entre ceux qui parlent l’ASL, la BSL ou l’Auslan n’est pas la langue des signes mais l’anglais, même s’il y a des différences régionales d’orthographe et de certains mots de vocabulaire.
La manière de rendre accessible le contenu audio pour les personnes sourdes est de créer des sous-titres et des transcriptions textuelles. Pour savoir comment faire, consulter les méthodes de sous-titrage pour le Rich Media.
Le point de vue d’un utilisateur
Curtis Radford partage son analyse sur la surdité et l’accessibilité du Web. Merci de choisir un format de lecture de la vidéo parmi les propositions suivantes :
Windows Media
Quicktime
Transcription textuelle en anglais
Télécharger le lecteur Windows Media Player | Télécharger le lecteur Quicktime
Les concepts clés
| Enjeux | Solutions |
|---|---|
| Le son est inutilisable. |
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